En regardant les offres de dématérialisation de la saisie des factures, il ressort une impression assez nette : dématérialiser les factures revient à dématérialiser les factures d'achat... et c'est plutôt assez simple.

Ne serait-on pas à nouveau dans une idée reçue ? Ou dans une simplification hâtive qui permet de parler de % de traitement fantastiques ?

Le mieux est, comme toujours, de regarder d'un peu plus près.
Nous avons analysés 1 000 000 de documents déposés par nos clients sur 1 trimestre.

La diversité de documents est grande

Le premier point à noter est que les factures sont loin de représenter la totalité des documents déposés, elles représentent 75% :

Répartition des documents dématérialisés par Conciliator Expert

Cela signifie que pour traiter convenablement tous les documents d'un dossier, il faut être capable de lire et de reconnaitre les facturettes, les factures manuscrites, les documents bancaires (y compris les relevés), les avoirs, les taxes et les cotisations.
Sinon, les gestionnaire devra trier les documents qu'il reçoit pour récupérer les autres documents et cela impacte lourdement la dématérialisation.

La diversité des factures varie fortement en fonction de l'activité

La deuxième simplification amenée généralement pour annoncer des taux de traitement est de prendre de préférence une activité simple où les factures seront proches et de même type. Nous avions déjà mis en lumière ce point dans notre idée reçue n°2 mais sur l'axe des comptes de charge par facture.

Le graphe montre assez nettement que le pourcentage de factures d'achat classiques varie très nettement d'un secteur à l'autre et que le traitement exclusif de ce type de facture ne permet pas au cabinet d'ouvrir la dématérialisation à l'ensemble des secteurs d'activité.

Conclusion

La diversité des documents entrants et la diversité des usages par secteurs fait que pour pouvoir dématérialiser réellement un cabinet, il est nécessaire de pouvoir traiter tous ces cas et non uniquement des factures d'achat classique.
En effet, l'expérience des années passées montre que dématérialiser "un peu" un cabinet comptable ne provoque pas de transformation ou de gain de temps : le gestionnaire doit vérifier les documents et les saisies et se dit, la plupart du temps, qu'il aurait été plus vite en saisissant directement l'écriture.