Les factures de ventes sont souvent oubliées dans les analyses de traitements automatisés des factures. Il y a toujours l'a priori qu'étant produites par un logiciel chez le client, elles n'ont pas besoin d'un automatisme d'acquisition.
Pourtant nos chiffres sur 2020, ne disent pas tout à fait cela :

Cela parait étonnant mais environ 20% des factures que nous traitons avec Conciliator Expert sont des factures de vente.
Cet écart entre ce qu'on imagine a priori (idée reçue) et la réalité s'explique assez facilement par le biais sectoriel : les factures de ventes sont beaucoup plus présentes sur certains secteurs que sur d'autres.

Une des raisons de cette présence importante de facture de ventes dans certains secteurs est l'auto-facturation, elle représente près d'un tiers de celles-ci :  

Cette pratique est d'ailleurs très répandue dans certains secteurs mais pas du tout dans d'autres :

Quel est le problème avec les factures de vente ?

C'est évidemment la question qu'on peut se poser.

Si on sait traiter automatiquement les factures d'achat, pourquoi ne saurait-on pas traiter les factures de vente ?

Les factures de vente ont les mêmes caractéristiques que les factures d’achat sauf une qui les rend très complexes :  l’émetteur et le destinataire. Pour identifier une facture de vente, il faut identifier que l'émetteur est la société qui est en gestion dans le cabinet et reconnaitre précisément le destinataire. Tâche loin d'être évidente car les informations sur le destinataire sont souvent moins précises que sur l'émetteur : le SIRET et le numéro de TVA ne sont pas obligatoires et le nom de l'entreprise n'est pas "normé".

De plus il y a le problème non négligeable de l'auto-facturation (cf 1er point) : l'émetteur et le destinataire sont inversés.

Il faut donc identifier très précisément l'émetteur et le destinataire de chaque facture et si on en croit nos data scientists, c'est loin d'être une mince affaire.
Le graphe ci-dessous représente les positions des champs destinataires et fournisseurs sur les centaines de milliers de factures de nos jeux d'entrainement :

Position du destinataire et du fournisseur sur les factures

C'est assez net, il y a bien une position "classique" pour ces données mais elle est loin d'être constante. L'apprentissage machine est indispensable pour identifier ces champs sur toutes les factures.

Conclusion

L'identification du fournisseur et du destinataire sur les factures est clé dans l'automatisation à 100% car elle permet de reconnaitre les factures de ventes.
Sans cette reconnaissance, des factures de ventes vont aller dans des comptes achats et rendre la comptabilité fausse.

L'automatisation à 100% est réalisée pour ce cas grâce à une intelligence artificielle puissante qui est liée au métier de l'expertise comptable. C'est toute la différence avec les approches de type "presque 100%" qui mettent de côté ces questions en les repoussant sur les gestionnaires mais dans ce cas, le gain de la digitalisation est très faible : cf 2% ce n'est pas beaucoup... mais pour la digitalisation ça change tout !